Eloge de la petite voix qui dit NON.

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mercredi 22 janvier 2014

L’égalité, un mythe ?

La question de l’égalité, brûlante d’actualité, pose question. Bien sûr, nous sommes tous naturellement d’accord avec le principe général d’Egalité. Pourquoi les femmes seraient moins bien payées que les hommes, à un même poste ? Pourquoi un père serait moins méritant qu’une mère pour la garde des enfants ? Pourquoi une personne en fauteuil roulant ne pourrait-elle pas accéder à son bureau de vote ? Cependant, légiférer à partir de chaque cas paraît infini, aussi infini que les diversités qui nous constituent, et tout à fait contre productif. Pourquoi s’obstiner à écrire que tous les hommes sont égaux quand la réalité est complètement, et peut être de plus en plus, éloignée de ce concept. Pierre Bourdieu parlait d’égalitarisme formel qui conduit à traiter en « égaux en droits » des individus « inégaux en fait »*. Nos vies sont constituées d’inégalités, depuis notre naissance avec un patrimoine génétique et familial unique, et pendant chaque seconde de notre vie. Moins nous prenons cette réalité en compte et plus le cadre doit devenir contraignant. L’obligation de coller à un schéma intellectuel d’égalité, est salutaire dans l’idée, mais devient inhumaine dans la vie concrète. Prenons l’exemple du salaire égal pour un homme ou une femme dans l’entreprise. La question est elle que les femmes sont moins payées ou que la grille des salaires n’a aucune transparence ? Parce qu’on pourrait aussi faire des études comparatives des salaires des hommes sortis de grandes écoles et de ceux issus des universités, ou des femmes jeunes et jolies, et de celles âgées et laides, ou encore entre les tempéraments revendicatifs et les timides, etc… Il y a aussi des « inégalités ». Les textes ne peuvent pas régler ces questions parce que le problème est en amont, mais en utilisant l’écrit en référence, on s’autorise moins la confiance d’agir avec subtilité et circonspection. Ce sont les représentations qui doivent changer, si nous voulons un monde plus humain, et pour cela nous sommes tous égaux puisque nous pouvons tous agir dessus !

  • « La reproduction des inégalités sociales par l'école vient de la mise en œuvre d'un égalitarisme formel, à savoir que l'école traite comme "égaux en droits" des individus "inégaux en fait" c'est-à-dire inégalement préparés par leur culture familiale à assimiler un message pédagogique. » Pierre Bourdieu - La reproduction , 1966.

lundi 13 janvier 2014

Chasser les « pensées dures » !

Lisant un essai*, à propos des principes fondamentaux de la pleine conscience, j’ai été interpellée par la notion de « dureté des pensées ». La pleine conscience consiste à adopter intentionnellement une attitude de présence attentive et bienveillante à chaque instant de nos vies. Cette manière d’être, nous éloigne des ruminations inutiles et délétères, et permet de maximiser notre « intelligence de perception » des opportunités présentes du quotidien. Cette pratique est utilisée officiellement depuis longtemps déjà par les thérapeutes pour soigner corps et esprit, et notamment pour réduire les effets néfastes de la souffrance et du stress.

Parmi les différents conseils proposés, l’auteur parle des pensées qui vont et viennent dans nos têtes sans que nous ayons vraiment de contrôle sur leur naissance et leur profusion. Parmi elles certaines sont neutres mais d’autres sont très chargées émotionnellement, et nous impactent fortement. La place qu’elles prennent alors leur donne plus de réalité à nos yeux, et les transforment en certitudes, en « vérités absolues » ! L’auteur donne l’exemple des : « C’est de ma faute » et « On m’a fait du mal ». Ces pensées qui « durcissent » détruisent et n’ont pas d’intérêt. En lisant ce texte j’ai eu le sentiment qu’on pourrait appliquer cette analyse à de nombreuses circonstances. En entreprise, par exemple, on rencontre beaucoup cette problématique, notamment dans les relations interpersonnelles. Combien de fois on entend « Il le fait exprès pour m’embêter », « Elle m’en veut » et autre « De toute façon, ils m’ont dans le nez ». Sans vouloir minimiser l’intérêt d’expliquer les différentes réactions et de percevoir les signaux faibles dans nos relations avec les autres, il n’en demeure pas moins que ces pensées une fois installées ne laissent pas la place à autre chose de différent. Laisser « durcir » nos conclusions nous entraîne sur une posture figée qui ne fait qu’aggraver la situation. Prendre l’habitude de relativiser nos conclusions, en acceptant la part d’interprétation qui nous est propre, et la connaissance partielle des circonstances, est un premier pas vers la souplesse, et donc la légèreté. Même dans le quotidien, tout comme pour un paysage, nos alter ego révèlent bien des choses, quand on pose sur eux l’œil de l’étonnement plutôt que celui de l’attendu. On peut s’entraîner sur l’automobiliste qui nous a énervés en klaxonnant ce matin dès que le feu est passé au vert ! On peut se culpabiliser de notre mauvaise conduite ou affubler immédiatement l’individu d’un tas de noms d’oiseaux mais si on commence à imaginer qu’il avait peut être une urgence, venait de se faire licencier, n’avait plus de frein, avait perdu un proche, était de mauvaise humeur…ou aux mille autres raisons de le faire… Alors notre stress diminue…

J’ai découvert combien les pensées fluides, encouragées dans la pleine conscience, libèrent l’esprit.

  • Mindfullness : apprivoiser le stress par la pleine conscience de Edel Maex aux Editions de Boeck

vendredi 9 décembre 2011

Résister dans ce monde de brutes ….

J’ai reçu un appel téléphonique, ces jours-ci, qui m’a fait réfléchir ! Sous prétexte de prendre de mes nouvelles, ce que je trouve très sympa, ce « contact » professionnel amène assez vite la conversation sur une prestation qui pourrait m’être proposée gratuitement. Déçue de m’être « fait avoir » par l’entrée en matière et généralement très exaspérée par les démarches commerciales téléphoniques, je décline poliment son offre, imaginant que nous allons parler d’autre chose ou terminer courtoisement notre échange. Mais là, la tonalité change, mon interlocutrice devient plus qu’insistante, agressive. N’ayant aucun passif avec cette personne, j’ai presque envie de rire. Voilà quelqu’un qui m’appelle à mon bureau, sans que je n’aie rien demandé, qui n’a aucun lien hiérarchique ni relation de travail avec moi, et qui essaie de me déstabiliser pour que j’accepte quelque chose dont je ne veux pas et qui me sert à rien! Au final je comprends que cette personne percevra un salaire sur la prestation à condition de trouver des « clients ». Qui pourrait critiquer quelqu’un qui cherche seulement à gagner sa vie ??? Sauf que, sauf que…. Notre société a engendré la mode de l’individualisation et de« la fin justifie les moyens ». Et cela même si, nous sommes tous dans un même bateau sur lequel tout le monde a envie de s’en sortir. Comment résister dans ce monde de brutes où l’intimidation, la pression, jusqu’au harcèlement sont admis dans les règles du jeu, dans la vie professionnelle amis aussi dans la vie privée de citoyen, de consommateur, de parents, d’enfants… Que nous soyons « accumulateurs » ou « transmetteurs » de cette pression, ce n’est pas bon ni pour nous, ni pour les autres. C’est une vraie bataille où les plus faibles sont dévorés les premiers, mais ce n’est qu’une question de temps avant que nous y passions tous, et en chaîne. Comme dans toute bataille, il me semble que pour pouvoir s’en sortir il faut de la solidarité qui rend plus fort et de la stratégie qui économise l’énergie ! Ensemble nous devrions pouvoir trouver ! Si nous pouvions rassembler toutes les statégies individuelles, peut-être pourrions nous trouver une réponse collective.

Et vous, comment faites vous pour que le stress ne vous démolisse pas et qu’il ne passe pas par vous pour démolir les autres ?

mardi 10 mai 2011

Un livre à lire !

J'ai beaucoup aimé un petit livre écrit sous le pseudonyme Camille Case, et qui s'appelle "Prendre le maquis"...

Dans celui-ci il y a la citation d'Albert Camus : "La passion la plus forte du vingtième siècle : la servitude" ! Ouf nous voilà au vingt et unième...mais quand même.... Si vous êtes comme moi, un peu révoltée par des choses d'aujourd'hui, qui se passent autour de nous, lisez ce livre...et racontez moi, ce que cela vous a fait !

jeudi 28 avril 2011

L’engouement pour le retour aux valeurs me semble suspect !

Les chartes de valeurs sont à la mode dans les entreprises. Mais que sont les valeurs, nos valeurs, les valeurs des autres ? Des mots me semblent-il…que des mots et ensuite des bonnes raisons pour des mauvaises actions !

Honnêteté, fidélité, ou encore mieux loyauté ! Ces mots n’ont pas la même signification pour les uns ou les autres…bien évidemment, car nous n’avons ni la même culture, ni les mêmes expériences, et ni surtout le même contexte ! Si la loyauté envers son patron c’est de faire le nécessaire pour atteindre les objectifs, cela peut conduire à un grand manque de loyauté par rapport à sa famille (débordement vie professionnelle sur vie privée), par rapport à l’environnement (les objectifs sont-ils vraiment utiles par rapport aux répercussions sur l’environnement) ou par rapport à la société toute entière (on l’a bien vu dans certaines affaires récentes dans l’industrie pharmaceutique)… Et en même temps, le consensus autour de « la noblesse des valeurs » permet bien des dérives. Ainsi la charité n’est-elle pas, souvent, la face cachée de la condescendance, de la manipulation, ou de la domination ? Le courage, parfois, le résultat d’actes héroïques inconsidérés et exceptionnels. Ne dit-on pas : « L’enfer est pavé de bonnes intentions » ? Les fameuses valeurs sont peut-être là juste pour nous justifier envers nous-mêmes, quand nos actes nous posent problème.

Pour le bien commun, le vivre ensemble, ce sont plutôt des codes de conduite sur lesquels nous devons nous mettre d’accord. Et pour que ces codes soient acceptables, ils doivent être réinterrogés et refaits régulièrement afin de permettre aux nouveaux participants d’en faire partie. Ces codes pour être légitimes et respectés doivent servir l’intérêt de ceux qui vont les utiliser.

vendredi 8 avril 2011

Ensemble...c'est tout !

Certains esprits chagrins imputent volontiers tous les malheurs de nos sociétés modernes à un manque flagrant de solidarité citant à l’occasion le bon vieux temps où il y aurait eu « de vraies relations humaines » ! Alors mis à part le fait que de toute façon, le passé est le passé, et nos interprétations de celui-ci à peu près aussi fiables que le souvenir du goût de notre premier carreau de chocolat et qu’il vaut mieux investir sur le présent et l’avenir, sur lesquels nous pouvons agir, il me semble que la solidarité a existé et existe encore, car fondamentale de la relation humaine*. Il n’y a pas de nouvelles générations débarquées de nulle part, avec des us et coutumes forts différents, qui auraient imposé des nouveaux modes de relations. Il y a plutôt toute une mode, un état d’esprit, une morale générale développée depuis des années, vers une critique acerbe des « sociétés d’assistés » ! En choisissant le mot on traduit le mépris que l’on admet. Or il suffirait de présenter la solidarité non seulement comme une valeur sociétale mais aussi comme une des prémices de la performance globale d’un groupe pour que nous entrions dans un autre discours plus entendable par un monde acquis aux charmes de la « compétitivité » ! Car il s’agit bien juste d’un mode de pensée. En effet, qui peut croire qu’une personne peut s’en sortir tout seul. Nous sommes bien sûr tous liés et dépendants les uns des autres…notre vie est faite de périodes fastes et de périodes plus difficiles. Il faudrait être bien arrogant pour s’attribuer à soi tout seul nos réussites et nos échecs. Nos parents, nos amis, nos voisins, notre boulanger, nos collègues … et tous les autres participent bien évidemment au méli mélo de nos existences. Or dans la jungle actuelle de la performance à tout prix, on pointe les comportements qui montrent un manque de solidarité pour sous entendre l’immoralité, l’égoïsme ou l’ingratitude des citoyens. En réalité c’est juste que la schizophrénie guetterait celui ou celle qui claironnerait à la fois les vertus du « toujours mieux et tout seul » avec celles du « juste bien et ensemble » !

  • Le sociologue, Norbert Alter dans son dernier ouvrage : Donner et prendre, la coopération en entreprise (éditions La Découverte), montre très bien combien donner fait fondamentalement partie de la nature humaine.

De l’importance du choix des mots

St Exupéry fait dire au Petit Prince "Les mots sont source de malentendus", et c'est bien vrai ! Le choix des mots est si important ! Ce matin j'ai entendu qu'on parle de la résignation des Japonais, alors qu'au Japon on dit "l'acceptation". Dans nos sociétés quand on évoque les personnes âgées c’est le mot dépendance qui est cité le plus souvent, là où certains peuples diraient plutôt sagesse ou respect. On dit parfois que nous sommes un pays d’ »assistés », alors que d’autres parlent de « solidarité ». Ainsi le choix des mots véhicule notre opinion sur des comportements. S’il est bien normal d’avoir une opinion, celle là même qui construit la direction de nos propres actes, et de l’exprimer individuellement au titre de la liberté d’expression, il est difficile d’admettre dans une sorte de consensus général, que des termes passent dans le vocabulaire courant comme si nous étions tous d’accord sur leur sens. Quelqu’un avait attiré mon attention sur l’absurdité du mot « paradis fiscal » (paradis, pour qui ?), de même "développement durable" relève du flou artistique (la durabilité de quoi pour le développement de qui ?) et "immigration choisie", est un doux euphémisme (qui choisit, qui immigre?)...et il y en a tant d'autres des comme ça ! N'ayons pas peur de réinterroger régulièrement le sens des expressions que nous utilisons parfois à la légère !

mardi 8 mars 2011

0,0027 du temps annuel pour "reconnaître l'existence" de 50% de la population ou 1 journée-alibi pour tout le reste ?

Ach!!! 8 mars : journée de la femme !!! quelle plaisanterie ! La vaisselle, le désir, la compétence ...trois sujets à côté desquels le problème du voile semble presque simple !

Pourquoi les tâches ménagères sont encore réalisées à 70% par les femmes ? Certains esprits chagrin émettent l'idée que la cuisine serait "chasse gardée" des femmes par incompétence des hommes! Il me semble pourtant que quand les femmes ont commencé à conduire, ells ont respecté le code de la route, et quand elles sont entrées dans le monde du travail, elles ont été évaluées comme les hommes...

Pourquoi les fantasme des hommes sont largement encouragés, alimentés par force publicité, reconnus comme un signe de "bonne santé", mais ceux des femmes complétement ignorés, voire jugés relevant du vice ?

Pourquoi même en remplissant la même mission, un homme gagne plus qu'une femme ?

Plus que d'égalité, c'est "tout simplement" de respect dont il s'agit ! Comment tous ces hommes, qui soi disant aiment tellement les femmes, peuvent accepter cela et se regarder dans la glace ?

lundi 21 février 2011

L'approche développementale m'a rendue optimiste !

Après avoir eu la chance d’entendre Mario Cayer(1) expliquer la théorie de l’approche développementale (2), je me suis prise à rêver…

J’avais eu un coup au moral quand j’avais découvert cette histoire qui circule sur le net : Des grenouilles qui sont approchées d’une casserole d’eau bouillante sautent dans un réflexe de survie mais se laissent tranquillement cuire si elles sont mises dans une casserole d’eau froide qui se met à monter en température de manière plus progressive (3). Ceci illustrant que nous, humains, de la même manière, serions endormis par une montée progressive en tension qui nous ferait supporter l’intolérable en nous y habituant progressivement. De là à se désespérer de l’humanité et d’en venir à souhaiter une bonne vieille catastrophe pour secouer tout ça, il n’y avait qu’un pas ! Or je suis adepte de la douceur comme moteur de l’évolution ! Et voilà que depuis que Mario Cayer est passé par là, je me demande si après la période de « performeur », où nous avons mis toute notre énergie et nos compétences au service de « rendre le monde meilleur par la science et la technologie », la société toute entière ne serait pas entrée dans une période « individualiste », où de nombreuses personnes sont rentrées chez elles, en comprenant que le monde était complexe, que nos certitudes n’étaient peut être pas si vraies, que l’universalité ne pouvait pas être traitée par-dessus la jambe , que nous avions besoin de sens… bref une période d’introspection de notre société qui nous désespère car elle nous alerte sans pour autant nous permettre d’imaginer ce qu’individuellement nous pourrions faire. Or dans l’approche développementale cette étape est incontournable, avant de passer à la période stratège qui nous amènerait à trouver des pistes collectives satisfaisantes…. l’attente devient plus supportable car constructive d’un avenir, et l’espoir tout à fait permis.

(1) Mario Cayer est enseignant-chercheur à l’Université de Laval (Québec), il enseigne les notions d'approche dévéloppementale et de pleine conscience, pour lesquelles il a écrit de nombreux articles. Il est intervenu récemment à Paris pour l'association SOL France. (2) L’approche développementale, contrairement à nos théories occidentales courantes axées sur le déterminisme de la personnalité, décrit des stades de développement tout au long de la vie. Ces « étapes » correspondent à une sorte d’acuité grandissante, construite à partir de nos expériences. Partant du stade « symbiotique » du bébé, chaque individu grandit en « conscience » dans un environnement favorable. Cette approche, fondée sur des études menées par des chercheurs américains, met en évidence l’urgence de développer des conditions favorisant la transformation du plus grand nombre pour aller vers les nouveaux enjeux de notre monde complexe. (3)Sur le blog « Les agents sans secret », vous pourrez trouver un développement très documenté sur l’historique de cette anecdote.

mercredi 16 février 2011

L'obsolescence programmée.

Mardi 15 février Arte présentait un documentaire sur le concept d’obsolescence programmée*. Peut être comme moi, êtes vous déjà sensibilisé à cette expression largement expliquée par les mouvements pour la décroissance. Ce qui est incroyable c’est l’ancienneté de ce concept (dès 1929) et le nombre de démarches qui ont été faites pour contrer cette aberration environnementale. Si, à une époque où la consommation paraissait une solution à tous les problèmes, cette « politique de développement » semblait raisonnable, il semble que tout prouve qu’aujourd’hui les données ne soient plus les mêmes. Cependant le principe persiste !

Et si l’ensemble des consommateurs s’alertait et refusait en bloc le système ! Car si malgré le désastre que constitue ce concept de nos jours, rien n’a été fait pour modifier fondamentalement cette vision du progrès, au nom de cette fameuse croissance, pourquoi ne pas imaginer alors que les médicaments soient faits pour que nous restions malades, les shampoings pour que nos cheveux deviennent sales, les boites pour chats pour qu’ils n’aiment plus nos restes, les insecticides pour que l’équilibre naturel soit définitivement rompu ???

J’ai juste dit « imaginer » !

  • C’est l’idée de construire et fabriquer des objets qui « s’autodétruiront » suffisamment rapidement pour que l’acheteur, le consommateur revienne en acheter un neuf régulièrement, accroissant ainsi le fameux « taux de croissance » qui serait le bon indicateur d’un monde parfait !

vendredi 4 février 2011

Compter est-il humain ?

La loi de l’offre et de la demande présentée comme une règle de fonctionnement incontournable, est-elle vraiment acceptable ? Cette loi, qui fait la part belle au « marché », est démontrée par force équations ce qui semble lui donner une légitimité. Cependant l’émotion a été vive lorsque nos cieux ont été perturbés par le volcan islandais, et que les hôtels des villes aéroportuaires ont saisi l’aubaine en multipliant le prix de leurs chambres par deux, illustration tout à fait conforme à la manière dont sont évalués nos produits de consommation. Or que diriez vous de payer plus cher votre pain quand il y a la queue à la boulangerie, de voir le prix des prestations augmenter dans un hôpital suite à un accident ou à une épidémie générale, d’avoir un ticket de bus à un tarif double aux heures de pointe, etc ? Cette manière de justifier l’irréalité des prix semble perverse, parce qu’elle dématérialise le travail réalisé, pour ne valoriser que le « pouvoir d’achat ». L’argument, apprécié par tous, pour défendre ce système est la fameuse « liberté d’entreprendre »…Mais que seraient nos rues si nous nous étions tous entendus pour défendre « la liberté de circuler »…plus de panneaux, de limitations de vitesse ou de feux pour que chacun puisse se déplacer en toute liberté !! On pourrait alors faire des études sociologiques sur les comportements et donner à quelque chose près le pourcentage de débrouillards, d’aventuriers et de timides…et même faire des courbes mathématiques pour démontrer les chances de survie de chaque individu selon les qualités utilisées pour circuler….Est ce une manière d’organiser une vie ensemble ? Nos façons de modéliser, d’analyser, de conclure sont faussées par une acceptation tacite de paradigmes contestables. En redonnant à chaque individu la confiance dans son propre pouvoir et l’horizon d’un projet sociétal plus humain, nous passerions peut être, d’un monde de chiffres à une société de l’être !

mardi 25 janvier 2011

La petite voix....

La pensée dominante c'est comme une petite flamme dans la nuit inquiétante : elle rassure, elle attire irrésistiblement et puis elle finit par capter complètement notre attention...d'autant plus que, à la regarder, la nuit en est devenue encore plus noire !

Quand la petite voix qui nous conseille d'apprivoiser la nuit, au lieu de la redouter, se fait entendre, mieux vaut l'écouter... elle n'est peut être pas toujours bonne conseillère, mais elle a le mérite de nous rendre les lettres de noblesse de nos prises de décision !