Les chartes de valeurs sont à la mode dans les entreprises. Mais que sont les valeurs, nos valeurs, les valeurs des autres ? Des mots me semblent-il…que des mots et ensuite des bonnes raisons pour des mauvaises actions !

Honnêteté, fidélité, ou encore mieux loyauté ! Ces mots n’ont pas la même signification pour les uns ou les autres…bien évidemment, car nous n’avons ni la même culture, ni les mêmes expériences, et ni surtout le même contexte ! Si la loyauté envers son patron c’est de faire le nécessaire pour atteindre les objectifs, cela peut conduire à un grand manque de loyauté par rapport à sa famille (débordement vie professionnelle sur vie privée), par rapport à l’environnement (les objectifs sont-ils vraiment utiles par rapport aux répercussions sur l’environnement) ou par rapport à la société toute entière (on l’a bien vu dans certaines affaires récentes dans l’industrie pharmaceutique)… Et en même temps, le consensus autour de « la noblesse des valeurs » permet bien des dérives. Ainsi la charité n’est-elle pas, souvent, la face cachée de la condescendance, de la manipulation, ou de la domination ? Le courage, parfois, le résultat d’actes héroïques inconsidérés et exceptionnels. Ne dit-on pas : « L’enfer est pavé de bonnes intentions » ? Les fameuses valeurs sont peut-être là juste pour nous justifier envers nous-mêmes, quand nos actes nous posent problème.

Pour le bien commun, le vivre ensemble, ce sont plutôt des codes de conduite sur lesquels nous devons nous mettre d’accord. Et pour que ces codes soient acceptables, ils doivent être réinterrogés et refaits régulièrement afin de permettre aux nouveaux participants d’en faire partie. Ces codes pour être légitimes et respectés doivent servir l’intérêt de ceux qui vont les utiliser.